Évolution, conscience et place de l’intelligence humaine dans le cosmos

S’entendre sur quelques paramètres est la seule façon de ne pas tomber dans le piège de discuter sans se comprendre, ou de dire des choses pour les dire et uniquement pour parler, une manière bien connue d’éviter de faire avancer le débat sur les choix qui amèneront l’aube ou le crépuscule de la vie intelligente.

Grâce à Wikipedia, peut-être peut-on s’entendre sur la définition du concept « évolution ». Ce concept « désigne tout type d’un ensemble de modifications graduelles et accumulées au fil du temps, affectant un objet (planète, relief, océan, objet manufacturé, etc.), un être vivant (croissance et vieillissement, par exemple), une population (évolution des espèces), un système (évolution du climat, évolutions historiques, évolutions économiques, évolutions sociales, etc.) ou encore la pensée (évolution des idées) et le comportement (évolution des mœurs). » Peut-être peut-on aussi s’entendre sur ce qui signifie le concept de « conscience… « la faculté mentale qui permet d’appréhender de façon subjective les phénomènes extérieurs (par exemple, sous la forme de sensations) ou intérieurs (états émotionnels, pensées) et plus généralement sa propre existence… la faculté de discerner bien et mal. »

Nul ne peut contester que, malgré son extraordinaire évolution scientifique et technologique, la société planétaire est encore loin d’avoir franchi le premier échelon de son évolution, si on accepte de définir cette première étape de la conscience humaine comme la beauté... la bonté... la vérité... la justice... la liberté... Il y a plusieurs raisons à cela… Parmi ces explications que contesteront plusieurs, il y en une qui émerge avant les autres : si les mœurs évoluent, les comportements humains, eux, n’évoluent pas… ils se contrôlent… difficilement et à très grand frais doit-on le dire, mais, ils demeurent essentiellement primitifs, esclaves des métabolismes complexes hérités des premiers humains, ces mêmes propriétés biochimiques qui ont permis à l’homo sapiens de peupler la terre et peut-être d’en détruire ce qui en fait son unicité cosmique.

Alors, quoi ! On ne voit pas autre chose que le « Moi » ? Et le « Soi »… le « Qui suis-je »… tout le monde s’en fout ? Non, évidemment. Et ce sont les limites de notre écosphère… et notre rôle dans l’univers qui nous le rappellent.