Dans le Roman "La Preuve", les neutrinos jouent un rôle déterminant dans la révélation de la présence
d'une civilisation extraterrestre

 
 
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Résumé

Sous la pression de forces ésotériques politiques et de programmes gouvernementaux souterrains, des physiciens nucléaires imaginent une expérience qui permet d’établir la preuve irréfutable de la présence sur Terre d’engins extraterrestres.

Pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, quelques humains savent de manière certaine que la Terre est visitée par des êtres venus d’ailleurs. Encore gardée secrète, cette preuve irréfutable intéresse non seulement les gouvernements qui craignent qu’elle engendre des mouvements de panique et des bouleversements sociaux irréversibles, mais elle préoccupe aussi les services d’intelligence de plusieurs pays et attise l’intérêt maléfique d’organisations occultes aux intentions mystérieuses.

Tout est fait pour étouffer l’affaire. L’équipe internationale de physiciens qui a réussi à établir la preuve de l’existence d’une civilisation avancée ne se laisse pas intimider par ceux qui tentent de cacher la vérité à la population. À leurs risques et périls, ils divulguent la vérité au monde entier, ignorant tout des difficultés insurmontables auxquelles ils devront faire face et des menaces pour leur vie que la divulgation d’un tel secret leur fait courir.

Les gouvernements ne savent plus comment réagir pour reprendre le contrôle de la situation qui dégénère rapidement.

Mais, de tous ces bouleversements, par hasard, un petit commissaire divisionnaire, Philippe Lemay, un brillant policier attaché à la protection des personnalités politiques, fait son entrée dans l’affaire la plus extraordinaire de l’histoire de l’humanité.

Comment le Commissaire Lemay parviendra-t-il à se hisser dans la hiérarchie des combattants qui veulent éviter la débâcle de nos structures sociales et politiques que pourrait causer la divulgation d’une preuve irréfutable de la présence sur Terre d’une civilisation extraterrestre dont on ignore les motivations ?

Les neutrinos... ces mal connus

Les neutrinos... ces mal connus

L'étude des neutrinos
au CERN

Le développement des connaissances sur les neutrinos laisse présager une physique au-delà du Modèle standard. Elles viennent compléter les études réalisées en cosmologie et apportent des informations cruciales pour la compréhension de l’Univers. Ces connaissances pourraient faire la lumière sur des questions qui restent sans réponse, "telles que la nature de la matière noire et la disproportion entre matière et antimatière dans l’Univers."

Le faisceau de neutrinos le plus récent produit au CERN a traversé l'écorce terrestre pour rejoindre le Laboratoire national du Gran Sasso de l’Institut de physique nucléaire en Italie, de juillet 2006 à décembre 2012.

L’Aquila, Gran Sasso,
jeudi 15 octobre, 22 h 50

À la queue leu leu, séparés par une vingtaine de mètres, les objets glissaient élégamment de la montagne en suivant habilement le relief. Ils naviguaient en ligne droite au-dessus du faisceau de neutrinos. Un plasma verdâtre attachait les deux objets. Évoluant à 100 mètres d’altitude, s’inclinant légèrement vers l’avant en montée, le comportement des objets était exactement le même que celui observé il y a quatre ans. Sauf que cette fois, on disposait d’une batterie d’appareils qui généraient des données dans tous les domaines du possible pour une telle observation.

C’était un moment magique pour les observateurs affairés dans les quatre stations d’observation. Un silence cosmique, irréel, les glaçait au plus profond de leur être. Tous les bruits de la forêt et de la vallée se confondaient dans ce silence, sauf pour les responsables de stations qui entendaient dans leurs écouteurs les hurlements de chiens, les bruits de moteurs et le grincement agaçant d’une interférence électromagnétique.

— 10 h 50… Station 4 au Centre de contrôle ! Les objets passent entre nous et la Station 3. La distance laser me donne 2,85 km. Station 3 ! Avez-vous mesuré la distance de l’objet ?

— Ici Station 3. Nous mesurons 3,11 km. Nous avons de gros plans de l’objet et de son plasma. Tous les appareils sont opérationnels…

Le responsable de la Station 3 ne termina pas sa phrase. Il venait de voir à la jumelle une boule rouge sortir du plasma entourant un des OVNIs, puis une deuxième. Deux petits objets flottaient à quelques mètres de leur mère. Ils tournèrent soudainement au blanc verdâtre avant de se diriger à très grande vitesse, droit vers les deux stations.

— Évacuez la plateforme ! Évacuez la plateforme ! s’époumona le responsable de la Station 3, un cri aussitôt repris par le responsable de la Station 4 qui voyait lui aussi une de ces boules extrêmement brillantes s’approcher rapidement.

— Pas le temps ! Pas le temps ! Tous à terre ! firent successivement les chefs d’équipes en tirant la manette qui retenait les grillages Faraday roulés au-dessus des quatre fenêtres d’observation.

Les techniciens des deux stations se laissèrent tomber sur le plancher. Ils n’avaient pour se protéger que le muret de bois servant de garde-fou et le grillage métallique enveloppant la plateforme qui devait absorber les décharges électromagnétiques et les convoyer dans les trois tresses de cuivre de 1,5 centimètre mises à la terre. Tous eurent la même pensée en anticipant l’explosion. « C’est ici que ça se termine »… « C’est fini »… mais, à part la lumière verdâtre plus lumineuse que le soleil qui envahissait les plateformes d’observation et un son sifflant, pas très fort, inconfortable, rien ne se produit. Les deux objets lumineux, sorte de petits vaisseaux-espions, s’étaient arrêtés nets à dix mètres de chacune des stations. Les observateurs levèrent la tête lentement au-dessus du parapet et, en plissant les yeux, virent les objets complètement à l’arrêt à travers les doigts légèrement ouverts de la main qui faisait écran. Leur luminosité ternissait lentement et leur contour en forme oblongue devint mieux défini. Au centre des objets, une tache noire verticale un peu floue apparût en forme de pupille de l’œil du chat et s’arrondit progressivement au fur et à mesure que leur lueur s’atténuait. Les objets étaient parfaitement synchronisés, chacun semblant scruter les plateformes d’observation.